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Panorama des ingérences contre la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) en 2025

Dans un contexte international marqué par une accélération des conflits armés (48 conflits armées en 2026) et une compétition économique de plus en plus agressive (droits de douanes instaurées post nomination du Président Américain), la Direction du Renseignement et de la Sécurité de la Défense (DRSD) dresse un bilan préoccupant des Ingérences pesant sur l'industrie de défense française. L'ensemble des acteurs est concerné : Grands groupes , PME, sous-traitants, mais aussi chercheurs et...

Dans un contexte international marqué par une accélération des conflits armés (48 conflits armées en 2026) et une compétition économique de plus en plus agressive (droits de douanes  instaurées post nomination du Président Américain), la Direction du Renseignement et de la Sécurité de la Défense (DRSD) dresse un bilan préoccupant des Ingérences pesant sur l'industrie de défense française. L'ensemble des acteurs est  concerné :  Grands groupes , PME, sous-traitants, mais aussi chercheurs et laboratoires publics travaillant sur des sujets d'intérêt souverain. Les secteurs les plus ciblés par l'espionnage industriel restent l'aéronautique et le spatial, talonnés par les technologies disruptives comme l'intelligence artificielle (IA) et le calcul quantique. Des menaces humaines et physiques au premier plan contre les PME de défense Les vecteurs humains et physiques représentent à eux seuls plus de 50 % des incidents recensés par la DRSD. La menace humaine, bien qu'en légère diminution relative, reste la porte d'entrée principale des services de renseignement étrangers. Elle s'articule autour de trois méthodes éprouvées : Le ciblage minutieux d'experts lors de leurs déplacements professionnels à l'étranger (un de nos axes de formation) Le débauchage ciblé d'ingénieurs de haut niveau via des cabinets de recrutement écrans. Des approches numériques via des réseaux sociaux professionnels (comme LinkedIn) matérialisées par de fausses propositions d'entretiens ou de conférences grassement rémunérées. Sans surprise, La Chine et les États-Unis sont explicitement identifiés comme les acteurs étatiques recourant le plus massivement à ces techniques de captation de la technologie française. En parallèle, les atteintes physiques affichent une nette hausse, bondissant à 24 % des signalements en 2025 (contre 18 % les années précédentes). Cette recrudescence se traduit concrètement sur le terrain par des tentatives d'intrusion sur des sites industriels classifiés, des vols opportunistes de matériel informatique en zone de transit (hôtels, aéroports), des actes de sabotage technique, ainsi qu'une multiplication très significative des survols de drones au-dessus de sites sensibles de la BITD en fin d'année 2025. Face à de grands groupes de mieux en mieux protégés face aux Ingérences, les puissances étrangères cherchent à paralyser ou infiltrer les sous traitants de rangs inférieurs en frappant les petites structures dont les budgets alloués à la sûreté et la formations aux opérations de  contre-ingérence sont  plus limitées.  Le rapports est sans appel : Près de 80 % des atteintes caractérisées ciblent des PME et des sous-traitants. Le Lawfare : l’arme juridique comme outil de prédation économique Le rapport de la DRSD met en lumière une menace immatérielle mais redoutablement efficace : le lawfare, ou l'instrumentalisation du droit à des fins stratégiques et géopolitiques. Des puissances étrangères déploient d'importants moyens pour influer sur les normes et les standards technologiques internationaux dans le but de tirer avantages de ces normes pour le compte de leurs fleurons industriels tout en contraignant leurs concurrents européens à s'adapter à marche forcée, ce qui est bien souvent dévastateur. Un cas d'école réside dans l'attitude de Pékin. La Chine a considérablement durci son régime de contrôle des exportations (Export Control Law). Ce cadre juridique contraignant crée de fortes dépendances pour les industriels français dans l'obligation de se fournir en composants électroniques et/ou de terres rares, tout en augmentant drastiquement les risques de captation d'informations sensibles. Lors des procédures administratives obligatoires pour l'obtention de licences d'exportation, les entreprises de la BITD sont contraintes de livrer des détails techniques approfondis, frôlant le transfert de technologie forcé. Cybermenaces et atteintes réputationnelles : la guerre cognitive est déclarée Les cyber attaques  se maintiennent à un niveau historiquement élevé. Aux modes opératoires traditionnels (campagnes de rançongiciels paralysantes, hameçonnage ciblé ou spearphishing, attaques par déni de service) s'ajoute désormais l'utilisation de cyberattaques dopées à l'intelligence artificielle générative, permettant de créer des leurres d'ingénierie sociale quasi indétectables pour les salariés. Par ailleurs, la DRSD observe une montée en puissance inédite des opérations d'influence et de dénigrement visant la réputation  des entreprises françaises de défense (attaques réputationnelles). Cette  véritable guerre de l'information qui se déploie selon plusieurs axes : La diffusion massive de fausses informations par des canaux et médias pro-... pour discréditer l'efficacité du matériel militaire français. L'instrumentalisation et la fuite sélective de données d'entreprises (liées à des cyberattaques préalables) sur le Darkweb pour entacher la crédibilité industrielle. La manipulation ou l'infiltration de mouvements contestataires lors des grands salons internationaux de l'armement (Eurosatory, Euronaval, Salon du Bourget). Ces attaques réputationnelles, lorsqu'elles sont combinées de manière hybride avec des assauts cyber, ne cherchent plus seulement à voler des secrets industriels, mais bien à fragiliser durablement la compétitivité et l'image de la BITD française sur les marchés export. Découvrez nos formations

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